L'Hôtel-Restaurant La Petite Gilberte, un hôtel-restaurant d'un autre temps à Courgenay

Des mets exquis issus d'une cuisine traditionnelle suisse et françaises à l'Hôtel de la Gare.

Hôtel de la Gare

Chers visiteurs, Liebe Gäste, Cari visitatori -

Votre voyage dans le temps - Ihre Zeitreise - vostro viaggio nel tempo


Offrez-vous un petit voyage dans le temps, entrez dans l’Hôtel-Restaurant de la Petite-Gilberte et sentez-vous comme dans les années 1920!


La Première Guerre mondiale fait rage, l’Ajoie est pris au piège entre les parties en guerre. La survie de la Suisse dans les frontières fixées par le Congres de Vienne en 1815 étant en danger, l’armée suisse est mobilisée à la frontière. En 1914, trois cent mille soldats - comme le dit la célèbre chanson de la Petite Gilberte - sont envoyés en Ajoie et tous croient être de retour à la maison pour Noël. Or, cela ne se passe pas ainsi. La guerre va durer et les soldats resteront loin de leurs familles. Une compensation de la part de la Conféderation n’est pas prévue; les militaires ne reçoivent qu’un dédommagement bien modeste en forme de solde pour le service accompli pour la patrie. L’assurance perte de gain n’existait pas en ce temps-là.

Les soldats emmènent leurs soucis à l’Hôtel-Restaurant de la Gare à Courgenay, accueillis par les époux Montavon avec leurs enfants. Les trois filles aident dans le service, et c’est surtout „la Petite Gilberte“, âgée alors de 18 ans, qui laisse sa marque. Les soldats ne parlent pas français, les Ajoulots ne parlent pas l’allemand, sauf Gilberte. Ayant travaillé une année comme fille de ménage en Suisse alémanique, elle maîtrise la langue allemande et devient ainsi la personne centrale de la maison. Elle s’occupe des soldats, qui trouvent en elle âme et cœur compatissants. Gilberte Montavon a une faculté de mémoire extraordinaire, elle retient les noms, les visages et les histoires personnelles lui ayant été confiées par les militaires qui fréquentent le local. Elle les reconnaît après des mois, les salue et les appelle par leur nom. Elle trouve le bon mot pour chacun et arrive à leur donner réconfort et confiance, si nécessaires dans ces temps sombres.


Auprès d'elle, les soldats suisses allemands trouvèrent une oreille attentive car elle était la seule à connaître leur langue. Dotée d'une mémoire extraordinaire, elle se souvenait de tous les détails de leur vie.

La personnalité unique de Gilberte Montavon est reflétée dans la célèbre chanson composée par deux soldats lucernois de l’Entlebuch, le trompettiste Robert Lustenberger (à gauche) et le tambour Oskar Portmann (à droite). Stationnés avec leur troupe près de Courgenay, au tournant de l’année 1915/16, ils composent la fameuse chanson, mélodie et texte. La soirée du réveillon, dans la salle historique où on mange aujourd’hui, ils la présentent. Paul, le petit frère de Gilberte qui, à ce moment-là n’est âgé que de 11 ans (!), retient mélodie et texte. C’est grâce à ce garçon, qui plus tard deviendra professeur de musique et compositeur renommé (“Salut à l’Ajoie”), que la chanson arrive dans les mains de Hanns In der Gand, interprète prodigieux, qui la diffuse et la popularise, établissant ainsi une première base pour l’histoire et le mythe de la Petite Gilberte.

Deux décennies plus tard, cette mise en œuvre musicale, montrant la sensibilité et les facultés de la Petite Gilberte forme la base d’un patriotisme d’envergure; pendant la Deuxième Guerre mondiale, la Petite Gilberte devient un symbole de la défense nationale. Le livre Gilberte de Courgenay (1938) du Bâlois Bolo Maeglin, suivi par des pièces de théâtre et surtout le film de Franz Schnyder (1941) avec la splendide Anne-Marie Blanc incarnant Gilberte, contribuent au développement et à la consolidation de l’idée Suisse dans le contexte historique de la guerre. Ainsi, la Petite Gilberte est devenue une personnalité de l’histoire suisse, symbole tangible du lien émotionnel entre la Suisse alémanique et la Romandie. Une signification primordiale pour la Suisse afin de maintenir son unité politique.

Où en sommes-nous, un siècle après la fin de la “Grande Guerre”? L’Etat fondé sur la volonté démocratique qui, dans les années 1920, se trouvait encore à la recherche de son équitlibre, s’est converti en un modèle politique et économique couronné de succès. L’idée Suisse, au développement de laquelle la Petite Gilberte, par le biais de sa personnalité et son engagement, est restée dans les mémoires un facteur-clé du succès de la Suisse et de l’actualité présente. Ce mariage réussi de différentes cultures et langues, sur une base économique solide, trait caractéristique de la Suisse, ne peut exister que si sa valeur intrinsèque est reconnue et s’il est vécu de manière consciente.

Que votre voyage dans le temps, chez nous, soit l’occasion de reprendre et considérer ces pensées afin de pouvoir les transmettre aux générations futures.

Liebe Gäste - Ihre Zeitreise

Gönnen Sie sich doch einmal eine kleine Zeitreise - betreten Sie das Hotel-Restaurant La Petite Gilberte und fühlen Sie sich in die 1920-er Jahre zurückversetzt!


Der erste Weltkrieg tobt, die Ajoie (“Pruntruter Zipfel”) liegt eingeklemmt zwischen den Kriegsparteien. In diesem kritischen Moment, in welchem der Fortbestand der Schweiz in den anlässlich des Wiener Kongresses von 1815 festgelegten Grenzen auf dem Spiel steht, wird die Schweizer Armee an die naheliegende Grenze beordert. Trois cent mille soldats - so das berühmte Lied - schickt man ab 1914 in die Ajoie und sie alle glauben, an Weihnachten wieder daheim zu sein. Es verläuft anders - der Krieg dauert an und die Soldaten bleiben weg von Frau und Kind, denen der Ernährer fehlt. Entschädigung ist nicht in Sicht - die Soldaten erhalten für ihren Dienst am Vaterland nur minimalen Sold, Ver-sicherungen gibt es keine.

Ihre Sorgen und Nöte tragen die Soldaten in das Wirtshaus der Familie Montavon in Courgenay. Hier helfen die Kinder, darunter die jüngste Tochter, “la Petite Gilberte”, bei Kriegsbeginn 18jährig, aktiv im Betrieb mit. Die Soldaten sprechen nicht Französisch und die Ajoulots kein Deutsch - ausser eben Gilberte Montavon. Nach einem Hauswirtschafts-jahr in der Deutschschweiz ist sie der deutschen Sprache mächtig und wird so zur zentralen Person im Haus. Sie kümmert sich um die Soldaten, die mit ihr nicht nur reden können, sondern vor allem auch eine Person finden, die Verständnis hat und sich um sie kümmert. Gilberte Montavon ist für ihr ausserordentlich gutes Personengedächtnis bekannt. So erkennt sie im Restaurant einkehrende Soldaten wieder, nennt sie beim Namen und erinnert sich an deren ihr anvertraute persönlichen Geschichten. Sie findet die richtigen Worte, die Trost zu spenden vermögen.

Die einzigartige Persönlichkeit der Gilberte Montavon fand Niederschlag im berühmten, von den Entlebucher Soldaten, Trompeter Robert Lustenberger (links im Bild) und Tambour Oskar Portmann (rechts im Bild) geschaffenen Lied. Um den Jahreswechsel 1915/16 im Gebiet um Courgenay statio-niert, komponierten sie das Lied samt Text und trugen es der Besungenen am Silvesterabend 1915 im historischen Saal (siehe Bild “Restaurant”) vor. Deren kleiner, elfjähriger (!) Bruder, der spätere Musikprofessor und Komponist Paul Montavon, notierte Noten und Text. So gelangte es schliesslich in die Hände des “Soldaten-sängers” Hanns In der Gand, der es verbreitete - und damit Idee und Mythos der Petite Gilberte begründet.


Auf der Grundlage solcherart vertonter Feinfühligkeit der Petite Gilberte für die Soldaten wuchs Grösseres; La Petite Gilberte wurde im zweiten Weltkrieg zum Symbol der geistigen Landesverteidigung; Buch, Theater und Film sorgten dafür, dass die idée suisse, die “Idee Schweiz“, prägend gefestigt wurde. So wurde la Petite Gilberte zu einer Persönlichkeit der Schweizer Geschichte, zum fassbaren Symbol emotionaler Verbindung zwischen Deutschschweiz und Romandie, einer Verbindung, die für die Willensnation Schweiz von zentraler Bedeutung war und ist.

Ein Jahrhundert ist verstrichen, seit sich die Geschichte der Petite Gilberte zugetragen hat und der erste Weltkrieg zu Ende ging. Aus der um 1920 noch ihren Weg und sich selbst suchenden Willensnation Schweiz ist ein wirtschaftliches und politisches Erfolgsmodell sondergleichen geworden. Die idée suisse welche la Petite Gilberte mit ihrem Wirken und ihrer Geschichte mitbegründet hat, war und ist ein wesentlicher Faktor dieses Erfolges. So erscheint sie in ihrer Essenz nach wie vor als hochaktuell: Die höchst gelungene Verbindung von unterschiedlichen, aber gleichberechtigten, Kulturen und Sprachen auf solidem wirtschaftlichem Fundament als Eigenheit und Vorteil der Schweiz kann nur Bestand haben, wenn sie verstanden und gelebt wird.

Möge Ihre Zeitreise in Form eines Aufenthaltes bei uns Anlass sein, diese Gedanken aufzunehmen und mitzuhelfen, sie an jüngere Generationen weiterzutragen.


Evelyne & Bruno M. Bernasconi-Mamie

Infos Pratiques

Rue de Petite-Gilberte 2 2950 Courgenay

Hôtel - Restaurant ouvert 7j/7
lundi - dimanche : 07h - 22h

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